Se donner un genre…

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Ne dit – on pas de celui où celle qui tente de se rendre intéressant : il veut se donner un genre !

C’est le versant imaginaire qui rend compte d’une tentative de se donner un genre que bien sûr on n’a pas. Le versant symbolique, lequel nous est transmis également par le biais de l’imaginaire, mais d’un imaginaire symbolisé, fait de nous des êtres sexués.

Nous n’avons pas choisi d’être travaillé par le signifiant “se donner un genre”. Il nous en intéresse donc d’autant plus que c’est autour de cette formulation que nous a mené le petit chemin de notre réflexion sur l’illettrisme.

“Se donner un genre” : cette formule dont nous faisons un signifiant possède bien ses deux versants, l’un imaginaire, l’autre symbolique. Assez de la “lutte contre ” l’illettrisme !

Ceci en tenant compte de ce que l’abord symbolique est évidemment aussi du registre de l’imaginaire, mais d’un imaginaire symbolisé qui fait toute la différence. Ne dit-on pas de celui où celle qui tente de se rendre intéressant : il veut se donner un genre !

C’est le versant imaginaire qui rend compte d’une tentative de se donner un genre que bien sûr on n’a pas. Le versant symbolique, lequel nous est transmis également par le biais de l’imaginaire, mais d’un imaginaire symbolisé, fait de nous des êtres sexués. Sexués dans l’inconscient ou dans les tréfonds de notre for intérieur !

Être sexué, c’est être travaillé simultanément par les deux versants du signifiant, le versant imaginaire et le versant symbolique. L’inconscient n’a pas accès à la différence ; oui et non y sont homogènes. Très bizarrement, c’est ça la différence ; l’accès à “pas de différence“.

Tous semblables mais pas pareils pour autant.

Nous parlions plus haut de la violence des jeunes dont nous faisons une juste colère, elle vient du fait d’être empêché, par le discours social ambiant escroc, de parvenir à la sexuation et de n’avoir comme recours éventuel et imaginaire que la sexualité. Sexualité qui, lorsqu’elle est le fait de quelqu’un de non sexué, se réduit à un abord généralement assez salace puisque ne pouvant envisager le féminin comme métaphore du vide symbolique.

Sexualité qui n’a plus alors pour faire emblème que le référent masculin. Ce qui est le propre de tous ceux qui n’ont pas accès à la sexuation symbolique.

Pourtant, ce devoir d’enregistrement, nous y passons tous.

Le discours alchimique très porté sur des symboles comme la numérologie en rend compte très bien en ayant fait du nombre “7” le chiffre de l’initié. Au passage, je signale qu’ici “le Nombre” est imaginaire et “le Chiffre” est pris dans son sens symbolique.

Eh bien (par rapport à ce “7”), “666” comme chiffre de la Bête ou du Malin et de l’Œil mauvais ne représente que l’impossibilité de passer au chiffre de l’initié “7”. C’est cela que Lacan nomme la compulsion de répétition ; un six qui de ne pouvoir aborder sept se répète pour donner 6,6,6…

Encore une fois, la mort symbolique, pour ce qui est d’y passer, le plus tôt est le mieux.

 

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