Continu et discontinu ou : Le mensonge de l’illettrisme

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La troisième personne de la grammaire, leil” (qui est déjà contenu dans le mot “il lettrisme”) apparaît chez l’enfant quand il accède à la dimension trois. C’est seulement après qu’il pourra marcher.

Les trois personnes de la Trinité grammaticale:

ou le mensonge de l’illettrisme.

Nous partons du principe que pour pouvoir lire il faut, par le biais du franchissement de la mort symbolique, s’être enregistré comme être sexué, ce qui ne signifie rien d’autre qu’avoir renoncé à être répertorié “non sexué“.

(Extrait du livre : “Illettrisme et Sexuation par Charley Supper)

Représentons par exemple une figure du continu et du discontinu : Depuis Berkeley, cet évêque irlandais(1685-1753), on n’a pas beaucoup progressé dans ce domaine.

Le continu

Le continu est infini et pose le problème de son immortalité et de son éternité !

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Maintenant, figurons le discontinu :

Le discontinu

Le discontinu est confronté à quelque chose qui n’est pas sans évoquer la mort, l’interruption.

Ça n’est pas sans évoquer non plus le Yi – King.

Représentons maintenant imaginairement ho(mme) et fe(mme) de façon ludique à imaginer que ça peut bien servir à s’encastrer l’un dans l’autre :

Homme

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Femme


Servons nous de homme et femme pour représenter un dessus-dessous :

Ce dessin est en dimension deux (on pourrait dire d’eux) !

En effet, lorsque nous écrivons au tableau ou sur une feuille, tout ce que nous y marquons est en dimension deux (hauteur par longueur).

Mais lorsque nous y représentons un dessus – dessous, nous sommes en présence de la représentation d’une figure de dimension deux (hauteur par largeur) en dimension trois (hauteur par largeur, par profondeur) et c’est seulement par un pur artifice de langage, de lecture et d’écriture, en tant que sexués, que certains d’entre nous parviennent à y voir cette profondeur du tableau représentée par l’interruption fictive de notre ligne.

Comme une hallucination !

Servons nous d’ ”Homme” et “Femme” pour créer notre schéma 1 ci-dessous

Schéma 1

Vous voyez ici que même la simple représentation d’un simple dessus-dessous nécessite l’usage du masculin et du féminin.
Ce dessus-dessous est une représentation de dimension trois en dimension deux.

 

Qu’est-ce qui ressort de ce tableau d’un simple dessus-dessous ?

  1. Si je reste à l’étage imaginaire, je ne peux décomposer mon schéma qu’en les éléments suivants : Trois traits indépendants :
  2. Si je passe à l’étage symbolique, j’ai accès à la dimension trois qui me laissera constater que ma ligne du “Schéma 1” n’était pas interrompue, mais passait dessous.

Si je reste à l’étage imaginaire, je ne peux décomposer mon schéma qu’en les éléments suivants : Trois traits indépendants

Je dirais il y a trois bâtons !

Si je passe à l’étage symbolique, j’ai accès à la dimension trois qui me laissera constater que ma ligne du “Schéma 1” n’était pas interrompue, mais passait dessous.

Il me faudra cependant avoir eu accès au “IL” gardien de la sexuation, à la troisième personne de ma trinité grammaticale : c’est ça l’accès au symbolique !

Être en ex-il c’est n’y plus pouvoir accéder !

Le “IL” ou

L’Esprit Saint !

L’ensemble vide ou la troisième dimension !

Cet endroit où réside la Parole (au sens du Verbe),

l’Autre de la psychanalyse

et où est inscrit le nom de Dieu

(à l’encre sympathique sur un support d’absence) !

C’est aussi de là que peuvent s’aborder L’Art (pas avant !) et l’Amour.

Autre, Art, Amour, la trinité des grands “A”

C’est cet endroit qui est représenté chez les Saints chrétiens par ce qu’ils portent sur la tête et qu’on nomme auréole !

 

Je pourrais lire, alors, mon schéma en décomposant ma figure en ses deux éléments identiques :

2 barres d’égale longueur

 

Deux éléments identiques dont l’un passait simplement sous l’autre

Deux éléments identiques dont l’un passait simplement sous l’autre, ce qui me faisait croire auparavant, au temps de l’étage imaginaire, qu’ils n’étaient pas semblables.

La preuve en est qu’à retourner mon schéma, j’obtiens le même graphique inversé. Il y avait bien deux traits égaux !

Schéma initial Schéma retourné

 

Les couleurs sont là pour mieux s’y repérer :

Il y a bien deux bâtons identiques quoique de couleur ici différentes :

un rouge continu

un bleu continu..


La personne illettrée, elle, n’a pas accès à la dimension trois laquelle n’est pas la dimension du mensonge mais celle de l’interprétation. Ainsi elle ne parvient pas à appréhender les dessus-dessous et ne peut donc pas déchiffrer les lettres ni les mots.

De n’avoir accès qu’à l’imaginaire ne lui permet de lire le schéma 1 que de la façon qui suit :

Elle lit donc :

Trois barres !

Ce n’est pas si faux !


La personne illettrée lit quelque chose qui est juste, mais qui est hors le partage, hors le consensus de la langue des humains.

Son air hébété et borné lui vient de ce qu’elle croit parfois que les autres se moquent d’elle et font semblant de voir quelque chose qui n’existe pas vraiment. En fait, elle est limité par sa non sexuation qui ne lui donne pas accès au symbolique, donc pas à la troisième dimension.

Contrairement à ce que disent les éducateurs, il ne s’agit pas de lui donner des limites ou de le cadrer, mais tout au contraire, de lui faire transgresser ce par quoi elle est limitée afin qu’elle advienne au symbolique.

Il faut, pour y avoir accès, recourir tant au mensonge qu’à la vérité.

La personne illettrée, elle, dans sa lecture ne voit pas cet artifice car elle est sans cesse à la recherche du vrai de vrai, comme d’un parfum on dirait : “Homme de chez Homme”.

 

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