Approche topologique de la sexuation symbolique

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Sexué “non” et “sexué “oui”

Sexué-non / Sexué-oui, ou la Différence symbolique

Prenons une bande Möbius déjà coupée en son milieu

fig. 1

Une face est bleue, l’autre, rouge

Servons-nous des couleurs pour représenter mathématiquement une différence, une sexuation :

–         rouge = femme

–         bleu = homme

 

Si je parcoure une face depuis un vecteur orienté, je constate, une fois le circuit bouclé, que je ne suis pas passé, je n’ai pas eu accès à la face qui est de l’autre côté du ruban

fig. 2

 

 

Je n’ai parcouru qu’une seule face

Déjà, sur cette figure, apparaît au niveau du pli une certaine duplicité où je me trouve angoissé d’être en miroir avec un autre moi-même (1 et 2).

fig. 3

Angoisse redoublée car son utilité est de me servir à oublier une autre duplicité puisque je suis l’objet d’un manque, d’une privation de l’accès à l’autre côté, à l’autre face du ruban.

 

Une duplicité angoissante de “l’autre côté” qui se peut écrire ainsi :

1 + 2 :   est-ce Un ?

est-ce Deux ?

est-ce Dieu ?

 

Auquel cas, mon questionnement reste dans une imagerie, une représentation imaginaire de ce qui se présente de plus immédiat et qui va me  cacher l’autre duplicité du côté du manque : “Qu’y a-t-il de l’autre côté” (du ruban) ?

 

L’autre côté de moi, est-ce encore moi ?

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L’autre côté, nous l’avons dit ailleurs, c’est le féminin.

 

Or, du féminin, l’homme n’en veut pas, et la femme non plus.

 

Cette feinte revient à prendre la maîtrise d’un choix que je n’avais pas en disant : “Je n’en veux pas”.

Ce qui est oublié, c’est je n’en veux pas puisque je n’y ai pas accès.

 

Un “Non” qui abolit la responsabilité !

Puisque ça ne me regarde pas, je n’en réponds pas non plus.

NON !

 

C’est le non du fonctionnaire qui est sûr ainsi de ne pas risquer de voir engager sa responsabilité. Il n’en répond pas.

 

Ceci étant, le redoublement imaginaire (et dans la réalité) du pli (fig. 3) va occuper tout le terrain par l’angoisse et toutes sortes de symptômes qui  vont se greffer là, sur cet autre imaginaire : Que me veut-il ?

 

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Un “OUI” est toujours une aventure car il engage la responsabilité !

 

Pas seulement dans le mariage, mais également dans le domaine de la sexuation puisque nous avons dit ailleurs l’obligation pour un humain d’enregistrer sa sexuation, non sous la forme d’un choix entre homme ou femme, mais sous la forme de sexué-oui ou sexué-non.

 

Or, sexué-oui veut dire accepter les deux faces et donc y avoir accès et en répondre.

C’est cela la responsabilité.

 

Comment avoir accès à l’autre côté ?

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Le “OUI” est ce qui rend monoface et monobord une structure qui était bibord et biface, où les contraires se sont accommodés.

                        A                         B                         C

Le “OUI” (la bande noire en B) est équivalent à la bande bleue en C. Ce sont toutes deux des bandes Moebius monofaces et monobords.

Le OUI d’engagement une fois recousu au NON contamine toute la structure qui se retrouve ainsi devenir un OUI total.

Le biface local s’y retrouve en accord, confondu avec le monoface global.

La duplicité est toujours là, mais elle est maintenant entre le niveau local et le niveau global du ruban de Moebius.

 

En effet, localement, la bande Moebius est biface et bibord.

Il suffit pour s’en convaincre d’en couper un morceau et de lui corner le coin.

Mais globalement, la bande Moebius se trouve être monoface et monobord.

C’est cet accord des contraires qui s’appelle la Différence, et rien d’autre !

 

 

 

Si je parcoure le ruban, mon vecteur va, en suivant la même face et la même direction, parcourir les deux faces avant de repasser sur son point de départ.

 

Je suis alors : et Homme et Femme

 

Être sexué c’est accepter d’être sexué-oui et en répondre :

 

Responsable et coupable, (contrairement aux allégations de certains qui ont défrayé la chronique).

 

Responsable et coupable puisque seule la coupure a dégagé l’espace pour placer un “oui” qui me rend responsable !

 

La différence se trouve alors n’être plus organisée autour du choix  entre “homme” ou “femme”, mais entre “homme ou femme” et “homme et femme”.

 

On a donc une succession de trois duplicités (+ comme un devoir de bon goût) :

 

1- Les deux plis (Fig. 1) : est-ce Un est-ce Deux ?                     à Réalité

 

2- L’autre côté : est-ce moi est-ce un autre ?                              à Imaginaire

 

3- Le local et le global                                                              à Symbolique

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4- Trouver seul, le moyen de se retrouver inscrit : “sexué-oui”      à Réel

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