C'est ici au lieu
de ce triangle qui est aussi le lieu où avant la sexuation, la parole
est envisageable comme virtualité que nous plaçons l'endroit où
viennent s'inscrire les marques et tatouages imaginaires sur le corps
qui tentent, de manière inefficace, de pallier au manque d'inscription
symbolique.
Comment est notre
schéma de l'Amour, cette chose dont on nous rebat les oreilles, après
le passage de la mort symbolique ?

L'Amour
C'est ici que nous
inscrirons la définition de l'amour par Lacan.
L'amour c'est donner
à l'Autre ce que l'on n'a pas.
La femme donne à
l'homme ceci qu'elle n'a pas:

Ce qu'elle n'a pas
et qui, si elle l'avait, ferait d'elle un être noué:
L'homme donne à la
femme ce qu'il n'a pas :

Ce qu'il n'a pas,
et qui si il l'avait ferait de lui un être dénoué :
Toujours ce
registre de la double négation !
En quoi l'on
constate bien qu'il y a une différence des sexes !

Le sexué est
inscrit comme la féminité, à l'encre sympathique sur un support
d'absence dans le registre symbolique, c'est à dire la Lettre.
Avant le passage
de la mort symbolique, il n'est question que de donner Tout à
l'autre, pour le combler.
Une fois franchi
le seuil de la castration symbolique, il n'est plus question de
pouvoir donner à l'autre
que ce que l'on n'a pas.
C'est ça, l'Amour
!

A ce stade, la
sexuation est inscrite symboliquement dans la Lettre.
Elle n'apparaît
pas plus à ce stade de l'enregistrement-oui qu'avant le
franchissement du seuil symbolique, c'est à dire l'imaginaire.
Mais de se trouver
archivée dans La Lettre, elle prend toute son efficacité et donne
accès à l'Amour par le biais de l'Autre comme tiers absent.
L'illettré
refuse de prendre en compte ce qui n'apparaît pas : le sens de la
Lettre ou la sexuation en ce qui le concerne.
C'est pourquoi il
parvient à lire au nom de l'autre qui ânonne car lui n'est plus en jeu
comme être sexué à ce moment là.