Dimanche 9 juin 2002, Faubourg du
Temple.
Au Thibet.
"Voici ce que
j'appris de la religion du Thibet :
ils appellent Dieu
Konciosa, et il semblent avoir quelque idée de l'adorable
Trinité: car tantôt ils le nomment Koncikocick, Dieu-un, et
tantôt Koncioksum, Dieu-trin.
Ils se servent
d'une espèce de chapelet, sur lequel ils prononcent ces paroles,
om, ha, hum.
Lorsqu'on leur en
demande l'explication, ils répondent que om signifie
intelligence, ou bras, c'est à dire puissance; que ha est la
parole; que hum est le cœur ou l'amour, et que ces trois mots
signifient Dieu".
Chateaubriand, "Le
Génie du Christianisme", p.15.
Restons en à cette
lettre prétendument première de l'alphabet, laquelle de n'être pas
appréhendée au travers du filtre ou du masque de la sexuation, ne
parvient à évoquer à l'illettré aucun sens ni aucune image.
Tentons d'en
cerner la raison.
Restons en à cette
lettre, dont je rappelle que Dieu lui a réservé le destin de devoir
être la première des lettres de l'alphabet, mais seulement dans
l'après coup de la fin des temps, c'est à dire seulement une fois
franchi le seuil de la mort symbolique.
Inscrivons cette
lettre "A", de façon à pouvoir l'intégrer à un nœud trèfle, comme suit
:

Déformons, à seule
fin de la mieux observer , le cadre qui la limite et qui représente
ici le sens de la lettre, celui qui est efficace de n'apparaître pas,
comme le "+1" de la lecture (Voir
"Illettrisme et Sexuation p.111) ou le "IL" de "il pleut,
qui ne sont ni féminin ni masculin. Appelons EVE ce cadre vide
de l'évidence que nous appréhendons ici de façon artificiellement
extrinsèque, donc visible.

EVE
Inscrivons-y
notre "A" pour voir !

Si je l'insère
dans un discours de sexuation, je vais devoir définir schématiquement
ce qu'est un homme et ce qu'est une femme.
Définissons le
schéma de l'Homme comme sexué.