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Groupe psychanalytique
européen de recherche et de formation sur :
les
causes de l'illettrisme |
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Illettrisme
psychanalyse et topologie :
Clinique de l'illettrisme -
Le
signifiant "s'en tirer".M
La définition du signifiant
fait qu'il se
présente sous les auspices conjugués du binaire et
du trinitaire. C'est-à-dire qu'on a les deux versants simultanés
du signifiant ; le versant imaginaire et le versant symbolique.
C'est un binaire trinitarisé.
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Faubourg du
Temple mai
2004
Le
signifiant "s'en tirer".
La définition du signifiant est qu'il se
présente sous les auspices conjugués du
binaire et du trinitaire.
C'est-à-dire qu'on a les deux versants
simultanés du signifiant ; le versant
imaginaire et le versant symbolique. C'est
donc un
binaire trinitarisé.
C'est la raison pour laquelle un psychanalyste
fait un contrôle car nul n'est à l'abri d'un
moment de faiblesse qui ne lui laissera plus
apprehender seulement que le versant
imaginaire. Il suffit pour cela d'une
confrontation au discours du pervers. Le
pervers excelle à vous entraîner sur sa pente.
J'ai l'exemple d'une élève que tous
surnommaient "Sainte (son prénom)" qui
affichait avec ses mains jointes en permanence
un dégoût profond de tout ce qui se
répertoriait du côté du mal ?!. Elle n'avait
accès qu'à un seul côté du signifiant : le
côté imaginaire bien sûr !
C'est seulement quand un de ses camarades pas
très déluré, (interrogé au tableau sur ce qui
liait Roméo à Juliette dans "Roméo et
Juliette" de
Shakespeare), répondit "Il essaye de l'attirer
!" qu'elle tomba en catalepsie et que son
œil révulsé attesta de sa guérison car elle
avait en fait compris "Il essaye de la tirer".
L'inconscient n'est pas poète contrairement
au symptôme !
Aussi quand lors d'un colloque, une Béatitude
prononce un discours (dans le sens comique du
mot) sur les adolescents et que tout tourne
pendant plus d'une heure et demie autour du signifiant
: avec les ados, tout va
bien, "on s'en tire" pas mal, on
est en droit de se demander si on n'est pas en
présence d'une apologie de la
pédophilie.
Ce n'est pas une attaque personnelle, nul
n'est à l'abri d'une dérive du signifiant.
Ce qui est grave ce sont les applaudissements
nourris qui ont salué son intervention. Il ne
restait plus qu'à quitter la salle pour ne pas
cautionner la perversion.
Il faut dire que le titre du colloque où
intervenait cette béatitude était "La Haine".
J'ajouterais pour finir
que le verbe "s'en tirer" m'évoque toujours,
par cette particularité de la langue et sa
forme réfléchie conjuguée à la première
personne du singulier, un rapport au mensonge.
"J'arrive pas à m'en tirer
",
dénonce par déni, le mensonge dont il est
question : "je mentir pas mal".
Mensonge nécessaire d'une position sexuée que
les illettrés ne parviennent pas à affronter.
(Voir :
"Le mensonge de
l'illettrisme").
Charley Supper
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Autre
pages sur la clinique de l'illettrisme :
-
Clinique du Nœud : Marx le Symptôme
-
Nous allons
pouvoir aborder le symptôme Marx. Il s'agit du
schéma I noué, que nous allons appeler: Marx
le symptôme. Le nœud de ce schéma est le complexe
d'Oedipe, (sigma), que je vais appeler le symptôme
et qui va se transformer en sinthome, c'est le nœud,
c'est ce que j'ai ajouté au délire du Président
Schreber pour construire une présentation de
l'appareil psychique chez les psychotiques, dont
nous dépendons tous en tant que psychotiques. C'est
ce que j'appelle la subjectivité scientifique.
-
On ignore toujours ce que l'on veut
savoir…
La
langue, la lalangue comme l'appelle Lacan, signifie ce qui
traverse un sujet et le constitue comme humain.
-
Illettrisme et délire de netteté
Un délire de netteté produit par un vide de sens d'une formule
écrite. Plus rien ! C'est comme cela que se produit l'intrusion de
l'illettrisme dans le savoir !
-
Le
symbolique
comme outil de passage
de la
dimension 2
à la
dimension 3
:
-
Illettrisme et Phobie :
Au début de notre travail de recherche sur les
causes de l'illettrisme, nous avons cru remarquer
que la manifestation de ses symptômes présentait
certains aspects de la psychose. Nous avons constaté
plus tard que cela se rapprochait plutôt du symptôme
obsessionnel.
-
Du bon usage de l'illettrisme
:
Où l'illettrisme fort à propos, sert de support à
crier au monde la souffrance intolérable d'une mère.
-
L'illettré et le bègue :
Problème d'identité;
L’illettré ne
pouvant se revendiquer comme inscrit dans le
catalogue du vivant souffre à l’instar de ce qu’il
lit, d’un problème d’identité.
-
L'illettré et la méprise du
sens : Histoire de sexuation.
Que
constate-t-on chez l'illettré ?
Une
impossibilité de découper la phrase en séquences, et
une impossibilité de faire d'une phrase la séquence
d'un texte.
-
Métaphore et Sexuation.
Pour
la psychanalyse, en dehors de la psychose, le
symptôme se résume dans l’inconscient à trois
possibilités d’envisager la sexuation :
1.
L’hystérique et le « Ou-ou ».
-
Suis-je un homme ou une femme ou un homme
ou…
2.
L’obsessionnel et le « Ni-ni » -
Ni
un homme ni une femme, foutez moi la paix…
3.
Le
pervers et le : « Oui à condition que non »
-
Clinique de l'illettrisme -
Les aphasies :
par
R. Jakobson. Pour l'auteur le trouble de la
similarité rend compte des aphasies sensorielles (du
type WERNICKE pour les neurologues). Dans ces
affections il note que la contiguïté détermine tout
le comportement verbal.
-
Le mutisme (autisme ?) et la
lecture :
Il vient
depuis un an environ. Il est très bien élevé et ne
parle que très rarement et très doucement, un peu à
l'ancienne mode, très lentement en pesant bien
chaque mot. C'est très agaçant !
-
La double négation (ou Le Mot
d’ ”Amour”) :
Il y a une différence fondamentale dans le
domaine de la parole, entre "ne pas parler" et dire
“je ne parlerais pas" !
-
L'illettré et le pouvoir : Le
refus du pouvoir :
Lorsque
le social parle de la violence des jeunes, j'entend
qu'on veut parler de la colère des jeunes. La
différence entre les deux tient au sentiment de
juste qui accompagne la colère.
-
Le faux illettré : La force du
pouvoir :
Un humain qui ne veut pas lire, écrire ou parler
à souvent de bonnes raisons pour cela. Des raisons
qui mettent en jeu son existence même et qui
toujours s'articulent autour de la notion de
sexuation.
-
Sexué-oui ou sexué-non ? :
Pour
les humains, hélas, il n'y a pas d'autre référent
que le "féminin" !
Or, du féminin, l'homme n'en veut pas, et la femme
non plus. Sans féminin, il n'y a plus de genre !
-
L'Amour du tout :
Pour pouvoir
lire il faut être vivant symboliquement.
Ce Tout,
on le retrouve chez les acharnés défenseurs actuels
de "la différence" dont le seul leitmotiv est
"métissage" (que ce soit la “worldmusic” ou l’art en
général), c'est à dire un refus total de la
différence qui vient d'un abord purement imaginaire
du problème .
-
Une topologie de l'illettrisme
:
Nous partons du principe que pour
pouvoir lire il faut, par le biais du franchissement
de la "mort symbolique", s'être enregistré comme
être sexué, ce qui ne signifie rien d'autre qu'avoir
renoncé à être répertorié "non répertorié".
-
L'illettrisme et Vide
symbolique :
Que se
passe-t-il lorsqu'à l'approche de la castration
s'ébauche tout à coup le vide symbolique qui n'est
autre qu'une intériorisation de l'extérieur ?
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