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Groupe psychanalytique
européen de recherche et de formation sur :
les
causes de l'illettrisme |
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Illettrisme,
psychanalyse et topologie :
Clinique de
l'illettrisme
M
L'illettré et la
méprise du sens
: Histoire de
sexuation
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(Extrait de "Illettrisme
et Sexuation" de Charley Supper)
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Que constate-t-on
chez l'illettré ?
Une
impossibilité de découper la phrase en séquences, et une
impossibilité de faire d'une phrase la séquence d'un texte.
Il ne fait pas de "coupure" .
Une phrase commence
par une longue liste de sons inarticulés qui déjà en eux même
n'évoquent pour lui aucuns sens ni aucune image, mais en plus
l'illettré ne parvient pas à repérer une articulation
signifiante.
Assez vite, on constate lorsqu'ils écrivent une phrase qu'ils ne
mettent jamais de point pour en marquer la fin, et encore bien
moins de virgules ou de majuscules en début de phrase.
C'est alors la dérive totale du sens qu'on peut représenter en
s'aidant de la phrase de Shakespeare : "to be or not to be".
(être ou ne pas être).
Il
est sur qu'à n'y pas mettre de point, elle prête à toutes les
interprétations possibles:
être ou ne pas être ou,
ne pas être ou ne pas,
être ou ne pas être “ne pas ”,
ne pas être où ?
L'être ou ne lettre pas ?
Le "trou" ne l'être pas ?
Dans le cas de l'écriture ou de
la lecture, la coupure à laquelle nous faisons allusion est
la "coupure
signifiante".
Voila à quoi mène
l'impossibilité de faire coupure, à
la "dérive du sens"
!
Faubourg du
Temple mai
2004
Le signifiant
"s'en tirer".
La
définition du signifiant est qu'il se présente sous
les auspices conjugués du binaire et
du trinitaire. C'est-à-dire qu'on a les deux
versants simultanés du signifiant ; le versant
imaginaire
et le versant symbolique. C'est donc un
binaire trinitarisé par l'existence de l'Autre.
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J'ai
l'exemple d'une élève que tous surnommaient "Sainte
(son prénom)" qui affichait avec ses mains jointes
en permanence un dégoût profond de tout ce qui se
répertoriait du côté du mal ?!. Elle n'avait accès
qu'à un seul côté du signifiant : le côté imaginaire
bien sûr !
C'est seulement quand un de ses camarades pas très
déluré, (interrogé au tableau sur ce qui liait Roméo
à Juliette dans la pièce de Shakespeare), répondit "Ben,
il essaye de l'attirer !", qu'elle tomba en
catalepsie et que son œil révulsé attesta de sa
guérison car elle avait en fait compris "Il
essaye de la tirer". L'inconscient n'est pas
poète contrairement au symptôme !
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J'ajouterais
pour finir que le verbe "s'en tirer" m'évoque
toujours, par cette particularité de la langue et sa
forme réfléchie conjuguée à la première personne du
singulier, un rapport au mensonge. "J'arrive
pas à m'en tirer
", dénonce par déni, le mensonge dont il est
question : "je mentir pas mal".
Mensonge nécessaire d'une position sexuée que les
illettrés ne parviennent pas à affronter. (Voir :
"Le mensonge de l'illettrisme").
Charley Supper
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Clinique de l'illettrisme :
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Clinique du Nœud : Marx le Symptôme
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Nous allons
pouvoir aborder le symptôme Marx. Il s'agit du
schéma I noué, que nous allons appeler: Marx
le symptôme. Le nœud de ce schéma est le complexe
d'Oedipe, (sigma), que je vais appeler le symptôme
et qui va se transformer en sinthome, c'est le nœud,
c'est ce que j'ai ajouté au délire du Président
Schreber pour construire une présentation de
l'appareil psychique chez les psychotiques, dont
nous dépendons tous en tant que psychotiques. C'est
ce que j'appelle la subjectivité scientifique.
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On ignore toujours ce que l'on veut
savoir…
La
langue, la lalangue comme l'appelle Lacan, signifie ce qui
traverse un sujet et le constitue comme humain.
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Illettrisme et délire de netteté
Un délire de netteté produit par un vide de sens d'une formule
écrite. Plus rien ! C'est comme cela que se produit l'intrusion de
l'illettrisme dans le savoir !
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Le
symbolique
comme outil de passage
de la
dimension 2
à la
dimension 3
:
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Illettrisme et Phobie :
Au début de notre travail de recherche sur les causes de
l'illettrisme, nous avons cru remarquer que la manifestation
de ses symptômes présentait certains aspects de la psychose.
Nous avons constaté plus tard que cela se rapprochait plutôt
du symptôme obsessionnel.
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Du bon usage de l'illettrisme :
Où l'illettrisme fort à propos, sert de support à crier au
monde la souffrance intolérable d'une mère.
-
L'illettré et le bègue :
Problème d'identité;
L’illettré ne pouvant
se revendiquer comme inscrit dans le catalogue du vivant
souffre à l’instar de ce qu’il lit, d’un problème
d’identité.
-
Métaphore et Sexuation.
Pour
la psychanalyse, en dehors de la psychose, le symptôme se
résume dans l’inconscient à trois possibilités
d’envisager la sexuation :
1.
L’hystérique et le « Ou-ou ».
-
Suis-je un
homme ou une femme ou un homme ou…
2.
L’obsessionnel et le « Ni-ni » -
Ni
un homme ni une femme, foutez moi la paix…
3.
Le pervers
et le : « Oui à condition que non »
-
Le mutisme (autisme ?) et la lecture :
Il vient depuis
un an environ. Il est très bien élevé et ne parle que très
rarement et très doucement, un peu à l'ancienne mode, très
lentement en pesant bien chaque mot. C'est très agaçant !
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Clinique de l'illettrisme - Les
aphasies :
par
R.
Jakobson. Pour l'auteur le trouble de la similarité rend
compte des aphasies sensorielles (du type WERNICKE pour les
neurologues). Dans ces affections il note que la contiguïté
détermine tout le comportement verbal.
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La double négation (ou Le Mot d’ ”Amour”) :
Il y a une différence fondamentale dans le domaine de la
parole, entre "ne pas parler" et dire “je ne parlerais pas"
!
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L'illettré et le pouvoir : Le refus du
pouvoir :
Lorsque
le social parle de la violence des jeunes, j'entend qu'on
veut parler de la colère des jeunes. La différence entre les
deux tient au sentiment de juste qui accompagne la colère.
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Le faux illettré : La force du pouvoir
:
Un humain qui ne veut pas lire, écrire ou parler à
souvent de bonnes raisons pour cela. Des raisons qui mettent
en jeu son existence même et qui toujours s'articulent
autour de la notion de sexuation.
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Sexué-oui ou sexué-non ? :
Pour
les humains, hélas, il n'y a pas d'autre référent que
le "féminin" !
Or, du féminin, l'homme n'en veut pas, et la femme non plus.
Sans féminin, il n'y a plus de genre !
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Le signifiant "s'en tirer"
: Nul n'est à l'abri d'un moment de
faiblesse qui ne lui laissera plus appréhender seulement que
le versant imaginaire du signifiant. Il suffit pour cela
d'une confrontation au discours du pervers. Le pervers
excelle à vous entraîner sur sa pente.
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L'Amour du tout :
Pour pouvoir lire il
faut être vivant symboliquement.
Ce Tout, on le
retrouve chez les acharnés défenseurs actuels de "la
différence" dont le seul leitmotiv est "métissage" (que ce
soit la “worldmusic” ou l’art en général), c'est à dire un
refus total de la différence qui vient d'un abord purement
imaginaire du problème .
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Une topologie de l'illettrisme
:
Nous partons du principe que pour pouvoir
lire il faut, par le biais du franchissement de la "mort
symbolique", s'être enregistré comme être sexué, ce qui ne
signifie rien d'autre qu'avoir renoncé à être répertorié
"non répertorié".
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L'illettrisme et Vide symbolique :
Que se
passe-t-il lorsqu'à l'approche de la castration s'ébauche
tout à coup le vide symbolique qui n'est autre qu'une
intériorisation de l'extérieur ?
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L'illettrisme
(définitions,
réflexions, applications, méthodologie, textes) |
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La psychanalyse
(et
ses applications à l'illettrisme et la Topologie) |
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La Topologie
(appliquée
à la psychanalyse et à l'illettrisme) |
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