(13)Joyce
le Symptôme à entendre comme Jésus la caille : c’est son
nom. Pouvait-on s’attendre à autre chose d’emmoi : je nomme.
Que ça fasse jeune homme est une retombée d’où je ne veux
retirer qu’une seule chose. C’est que nous sommes z’hommes.
LOM : en français
ça dit bien ce que ça veut dire. Il suffit de l’écrire
phonétiquement, ça le faunétique (faun…), à sa mesure : l’eaubscène.
Écrivez ça eaub… pour rappeler que le beau n’est pas autre
chose. Hissecroibeau à écrire comme l’hessecabeau sans
lequel hihanappat qui soit ding ! d’nom dhom. LOM se
lomellise à qui mieux mieux. Mouille, lui dit-on, faut le
faire : car sans mouiller pas d’hessecabeau.
LOM, LOM de base,
LOM cahun corps et nan-na Kun. Faut le dire comme ça : il
ahun… et non : il estun… (cor/niché). C’est l’avoir et pas
l’être qui le caractérise. Il y a de l’avoiement dans le
qu’as-tu ? dont il s’interroge fictivement d’avoir la
réponse toujours. J’ai ça, c’est son seul être. Ce que fait
le f…toir dit épistémique quand il se met à bousculer le
monde, c’est de faire passer l’être avant l’avoir, alors que
le vrai, c’est que LOM a, au principe. Pourquoi ? ça
se sent, et une fois senti, ça se démontre.
Il a (même son
corps) du fait qu’il appartient en même temps à trois…
appelons ça, ordres. En témoignant le fait qu’il jaspine
pour s’affairer de la sphère dont se faire un escabeau.
Je dis ça pour
m’en faire un, et justement d’y faire déchoir la sphère,
jusqu’ici indétronable dans son suprême d’escabeau. Ce
pourquoi je démontre que l’S.K.beau est premier parce qu’il
préside à la production de sphère.
L’S.K.beau c’est
ce que conditionne chez l’homme le fait qu’il vit de l’être
(= qu’il vide l’être) autant qu’il a – son corps : il ne l’a
d’ailleurs qu’à partir de là. D’où mon expression de
parlêtre qui se substituera à l’ICS de Freud (inconscient,
qu’on lit ça) : pousse-toi de là que je m’y mette, donc.
Pour dire que l’inconscient dans Freud quand il le découvre
(ce qui se découvre c’est d’un seul coup, encore faut-il
après l’invention en faire l’inventaire), l’inconscient
c’est un savoir en tant que parlé comme constituant de LOM.
La parole bien entendu se définissant d’être le seul lieu,
où l’être ait un sens. Le sens de l’être étant de présider à
l’avoir, ce qui excuse le bafouillage épistémique.
(14)L’important,
de quel point – il est dit « de vue », c’est à discuter ? Ce
qui importe donc sans préciser d’où, c’est de se rendre
compte que de LOM a un corps – et que l’expression reste
correcte, – bien que de là LOM ait déduit qu’il était une
âme – ce que, bien entendu, « vu » sa biglerie, il a traduit
de ce que cette âme, elle aussi, il l’avait.
Avoir, c’est
pouvoir faire quelque chose avec. Entre autres, entre autres
avisions dites possibles de « pouvoir » toujours être
suspendues. La seule définition du possible étant qu’il
puisse ne pas « avoir lieu » : ce qu’on prend par le
bout contraire, vu l’inversion générale de ce qu’on appelle
la pensée.
Aristote, Pacon contrairement au B
de même rime, écrit que
l’homme pense avec son âme. En quoi se trouverait que LOM
l’a, elle aussi, ce qu’Aristote traduit du
nñuw. Je me contente moi de dire : nœud, moins de barouf.
Nœud de quoi à quoi, je ne le dis pas, faute de le savoir,
mais j’exploite que trinité, LOM ne peut cesser de l’écrire
depuis qu’il s’immonde. Sans que la préférence de Victor
Cousin pour la triplicité y ajoute : mais va pour, s’il
veut, puisque le sens, là c’est trois ; le bon sens,
entends-je.
C’est pour ne pas
le perdre, ce bond du sens, que j’ai énoncé maintenant qu’il
faut maintenir que l’homme ait un corps, soit qu’il parle
avec son corps, autrement dit qu’il parlêtre de nature.
Ainsi surgi comme
tête de l’art,
il se dénature du même coup, moyennant quoi il prend pour
but, pour but de l’art le naturel, tel qu’il l’imagine
naïvement. Le malheur, c’est que c’est le sien de naturel :
pas étonnant qu’il n’y touche qu’en tant que symptôme. Joyce
le symptôme pousse les choses de son artifice au point qu’on
se demande s’il n’est pas le Saint, le saint homme à ne plus
p’ter. Dieu merci car c’est à lui qu’on le doit, soit à ce
vouloir qu’on lui suppose (de ce qu’on sait dans son cœur
qu’il n’ex-siste pas) Joyce n’est pas un Saint. Il joyce
trop de l’S.K.beau pour ça, il a de son art art-gueil
jusqu’à plus soif.
À vrai dire il
n’y a pas de Saint-en-soi, il n’y a que le désir d’en
fignoler ce qu’on appelle la voie, voie canonique. D’où l’on
ptôme à l’occasion dans la canonisation de l’Église, qui en
connaît un bout à ce qu’elle s’y reconique, mais qui se f…
le doigt dans l’œil dans tous les autres cas. Car il n’y a
pas de voie canonique pour la sainteté, malgré le vouloir
des saints, pas de voie qui les spécifie, qui fasse des
Saints une espèce. Il n’y a que la scabeaustration ; mais la
castration de l’escabeau ne s’accomplit que de l’escapade.
Il n’y a de saint qu’à ne pas vouloir l’être, qu’à la
sainteté y renoncer.
C’est ce que
Joyce maintient seulement comme tête de l’art : car c’est de
l’art qu’il fait surgir la tête dans ce Bloom qui s’aliène
pour faire ses farces de Flower et d’Henry (comme l’Henry du
coin, l’Henry pour les dames). Si en fait il n’y a que les
dites dames à en rire, c’est bien ce qui prouve que Bloom
est un saint. Que le saint en rie, ça dit tout. Bloom
embloomera après sa mort quoique du cimetière il ne rie pas.
Puisque c’est là sa destination, qu’il trouve amèredante,
tout en sachant qu’il n’y peut rien.
Joyce, lui,
voulait ne rien avoir, sauf l’escabeau du dire magistral, et
ça suffit à ce qu’il ne soit pas un saint homme tout simple,
mais le symptôme ptypé.
(15)S’il
Henrycane le Bloom de sa fantaisie, c’est pour démontrer
qu’à s’affairer tellement de la spatule publicitaire, ce
qu’il a enfin, de l’obtenir ainsi, ne vaut pas cher. À faire
trop bon marché de son corps même, il démontre que « LOM a
un corps » ne veut rien dire, s’il n’en fait pas à tous les
autres payer la dîme.
Voie tracée par
les Frères mendiants : ils s’en remettent à la charité
publique qui doit payer leur subsistance. N’en restant pas
moins que LOM (écrit L.O.M.) ait son corps, à revêtir entre
autres soins. La tentative sans espoir que fait la société
pour que LOM n’ait pas qu’un corps est sur un autre
versant : voué à l’échec bien sûr, à rendre patent que s’il
en ahun, il n’en a aucun autre malgré que du fait de son
parlêtre, il dispose de quelque autre, sans parvenir à le
faire sien.
À quoi il ne
songerait pas, on le suppose, si ce corps qu’il a, vraiment
il l’était. Ceci n’implique que la théorie bouffonne, qui ne
veut pas mettre la réalité du corps dans l’idée qui le fait.
Antienne, on le sait, aristotélienne. Quelle expérience, on
se tue à l’imaginer, a pu là faire obstacle pour lui à ce
qu’il platonise, c’est-à-dire défie la mort comme tout le
monde en tenant que l’idée suffira ce corps à le reproduire.
« Mes tempes si choses » interroge Molly Bloom à qui c’était
d’autant moins venu à portée qu’elle y était déjà sans se le
dire. Comme des tas de choses à quoi on croit sans y
adhérer : les escabeaux de la réserve où chacun puise.
Qu’il y ait eu un
homme pour songer à faire le tour de cette réserve et à
donner de l’escabeau la formule générale, c’est là ce que
j’appelle Joyce le symptôme. Car cette formule, il ne l’a
pas trouvée faute d’en avoir le moindre soupçon. Elle
traînait pourtant déjà partout sous la forme de cet ICS que
j’épingle du parlêtre.
Joyce, prédestiné
par son nom, laissait la place à Freud pas moins consonant.
Il faut la passion d’Ellmann pour en faire croix sur Freud :
pace tua, je ne vais pas vous dire la page, car le
temps me pressantifie. La fonction de la hâte dans Joyce est
manifeste. Ce qu’il n’en voit pas, c’est la logique qu’elle
détermine.
Il a d’autant
plus de mérite à la dessiner conforme d’être seulement faite
de son art qu’un eaube jeddard, comme Ulysse, soit un jet
d’art sur l’eaube scène de la logique elle-même, ceci se lit
à ce qu’elle calque non pas l’inconscient, mais en donne le
modèle en temps-pèrant, en faisant le père du temps, le
Floom ballique, le Xinbad le Phtarin à quoi se résume le
symdbad du symdptôme où dans Stephens Deedalus Joyce se
reconnaît le fils nécessaire, ce qui ne cesse pas de
s’écrire de ce qu’il se conçoive, sans que pourtant
hissecroiebeau, de l’hystoriette d’Hamlet, hystérisée dans
son Saint-Père de Cocu empoisonné par l’oreille zeugma, et
par son symptôme de femme, sans qu’il puisse faire plus que
de tuer en Claudius l’escaptôme pour laisser place à celui
de rechange qui fort embrasse à père-ternité.
Joyce se refuse à
ce qu’il se passe quelque chose dans ce que l’histoire des
historiens est censée prendre pour objet.
Il a raison,
l’histoire n’étant rien de plus qu’une fuite, dont ne se
racontent que des exodes. Par son exil, il sanctionne le
sérieux de son jugement. Ne (16)participent à
l’histoire que les déportés : puisque l’homme a un corps,
c’est par le corps qu’on l’a. Envers de l’habeas corpus.
Relisez
l’histoire : c’est tout ce qui s’y lit de vrai. Ceux qui
croient faire cause dans son remue-ménage sont eux aussi des
déplacés sans doute d’un exil qu’ils ont délibéré, mais de
s’en faire escabeau les aveugle.
Joyce est le
premier à savoir bien escaboter pour avoir porté l’escabeau
au degré de consistance logique où il le maintient,
art-gueilleusement, je viens de le dire.
Laissons le
symtôme à ce qu’il est : un événement de corps, lié à ce
que : l’on l’a, l’on l’a de l’air, l’on l’aire, de l’on l’a.
Ça se chante à l’occasion et Joyce ne s’en prive pas.
Ainsi des
individus qu’Aristote prend pour des corps, peuvent n’être
rien que symptômes eux-mêmes relativement à d’autres corps.
Une femme par exemple, elle est symptôme d’un autre corps.
Si ce n’est pas
le cas, elle reste symptôme dit hystérique, on veut dire par
là dernier. Soit paradoxalement que ne l’intéresse qu’un
autre symptôme : il ne se range donc qu’avant dernier et
n’est de plus pas privilège d’une femme quoiqu’on comprenne
bien à mesurer le sort de LOM comme parlêtre, ce dont elle
se symptomatise. C’est des hystériques, hystériques
symptômes de femmes (Pas toutes comme ça sans doute, puisque
c’est de n’être pas toutes (comme ça), qu’elles sont notées
d’être des femmes chez LOM, soit de l’on l’a), c’est des
hystériques symptômes que l’analyse a pu prendre pied dans
l’expérience.
Non sans
reconnaître d’emblée que toutom y a droit. Non seulement
droit mais supériorité, rendue évidente par Socrate en un
temps où LOM commun ne se réduisait pas encore et pour
cause, à de la chair à canon quoique déjà pris dans la
déportation du corps et sympthomme. Socrate, parfait
hystérique, était fasciné du seul symptôme, saisi de l’autre
au vol. Ceci le menait à pratiquer une sorte de
préfiguration de l’analyse. Eût-il demandé de l’argent pour
ça au lieu de frayer avec ceux qu’il accouchait que c’eût
été un analyste, avant la lettre freudienne. Un génie quoi !
Le symptôme
hystérique, je résume, c’est le symptôme pour LOM
d’intéresser au symptôme de l’autre comme tel : ce qui
n’exige pas le corps à corps. Le cas de Socrate le confirme,
exemplairement.
Pardon tout ça
n’est que pour spécifier de Joyce de sa place.
Joyce ne se tient
pour femme à l’occasion que de s’accomplir en tant que
symptôme. Idée bien orientée quoique ratée dans sa chute.
Dirai-je qu’il est symptomatologie. Ce serait éviter de
l’appeler par le nom qui répond à son vœu, ce qu’il appelle
un tour de farce dans Finnegans Wake page 162 (et
509) où il l’énonce proprement par l’astuce du destin en
force qu’il tenait de Verdi avant qu’on nous l’assène.
Que Joyce ait
joui d’écrire Finnegans Wake ça se sent. Qu’il l’ait
publié, je dois ça à ce qu’on me l’ait fait remarquer,
laisse perplexe, en ceci que ça laisse (17)toute
littérature sur le flan. La réveiller, c’est bien signer
qu’il en voulait la fin. Il coupe le souffle du rêve, qui
traînera bien un temps. Le temps qu’on s’aperçoive qu’il ne
tient qu’à la fonction de la hâte en logique. Point souligné
par moi, sans doute de ce qu’il reste après Joyce que j’ai
connu à vingt ans, quelque chose à crever dans le papier
hygiénique sur quoi les lettres se détachent, quand on prend
soin de scribouiller pour la rection du corps pour les
corpo-rections dont il dit le dernier mot connu daysens,
sens mis au jour du symptôme littéraire enfin venu à
consomption. La pointe de l’inintelligible y est désormais
l’escabeau dont on se montre maître. Je suis assez maître de
lalangue, celle dite française, pour y être parvenu moi-même
ce qui fascine de témoigner de la jouissance propre au
symptôme. Jouissance opaque d’exclure le sens.
On s’en doutait
depuis longtemps. Être post-joycien, c’est le savoir. Il n’y
a d’éveil que par cette jouissance-là, soit dévalorisée de
ce que l’analyse recourant au sens pour la résoudre, n’ait
d’autre chance d’y parvenir qu’à se faire la dupe… du père
comme je l’ai indiqué.
L’extraordinaire
est que Joyce y soit parvenu non pas sans Freud (quoiqu’il
ne suffise pas qu’il l’ait lu) mais sans recours à
l’expérience de l’analyse (qui l’eût peut-être leurré de
quelque fin plate).
Docteur J. Lacan