Il y a aujourd'hui deux pathologies lourdes qui prolifèrent dans toute l'Europe et le monde entier, à l'image d'une pandémie, et qui touchent non seulement tous les pays mais également tous les échelons de la société. Je veux parler de l'autisme et de l'illettrisme.
Pourtant on n'en parle pas !
Les institutions spécialisées françaises sont archi combles. Elles sont pourtant très nombreuses. Le nombre de parents qui attendent depuis des années une place pour leur enfant autiste ou psychotique en institution dépasse l'entendement et pourtant personne ne semble s'en étonner ni se poser des questions.
Quant aux personnes illettrées, malgré le nombre impressionnant d'associations qui émargent aux budgets de l'État, rien de sérieux n'est fait pour leur venir en aide, d'autant que n'est pris en compte seulement que l'illettrisme relatif aux personnes défavorisées et mal intégrées.
C'est vrai que cette population ne vote pas ou peu, mais surtout, jamais on ne parlera de l'illettrisme d'un haut fonctionnaire, d'un cadre supérieur ou même d'un journaliste. Et pourtant l'illettrisme, nous l'avons dit, touche toutes les couches de la société. On le constate à chaque instant.
Ainsi quand un journaliste de la télévision parle du "Ministre de la défonce", c'est de l'illettrisme ! On dit "Ministre de la défense" !
Il y a en français des "en", des "un", des "on", des "ai", et des "in".
Ne pas les prendre en compte lorsqu'on a une fonction d'information ou de communication publique, c'est faire preuve d'illettrisme et manquer à son rôle de responsabilité face au respect de l'éducation de la jeunesse montante où l'illettrisme fait des ravages.
D'ailleurs, la plupart des journalistes qui rédigent un article (généralement pompeux et condescendant) sur l'illettrisme sont incapables d'écrire le mot avec deux "L" et deux "T" …
Les journalistes ne font des articles que sur les statistiques, lesquelles sont d'ailleurs toujours minorées de façon également étonnante, mais aucun d'entre eux n'évoque jamais le fait que ceux qui en souffrent sont des personnes, des sujets humains en souffrance dans les deux sens du terme.
On pourrait s'étonner également des raisons qui président à l'usage d'une terminologie guerrière pour parler de l'illettrisme.
Il suffit de taper "illettrisme" dans la barre d'adresse de son navigateur Internet pour être confronté à des formules comme : Lutte contre l'illettrisme, éradication de l'illettrisme, suppression de l'illettrisme, venir à bout de l'illettrisme, combattre l'illettrisme, annihiler l'illettrisme, etc…
Ne faut-il pas entendre en sous-main : "supprimer les illettrés" ?
On se croirait en Irak !
C'est d'autant plus étonnant que nous prétendons que l'illettrisme est créateur d'intelligence en ce qu'il est la réponse appropriée à un avatar traumatique de la vie : l'obligation partout répandue d'adhérer à un modèle de penser unique.
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Suite à ce qui précède, on est alors en droit de se poser des questions sur la raison de cette augmentation foudroyante du nombre des personnes atteintes d'autisme et d'illettrisme et de se demander si cela n'a pas un rapport avec le discours, le mode de penser, le mode d'appréhender le monde qui a cours aujourd'hui.
Je veux parler de la mondialisation ou globalisation.
"Globalisation" de sinistre mémoire puisque c'est à ce concept-là, ce signifiant-là, qu'ont eu recours les nazis face à ce qu'ils appelaient le problème juif. Je veux parler de la solution globale, finale.
C'est à se demander si la "globalisation" n'est pas un héritage direct et inconscient du nazisme !
Globalisation qui mène à la haine de soi et de l'Autre en ce qu'elle réfute toute idée de Différence en imposant le modèle du métissage, c'est-à-dire
.Alors si certains, pas dénués d'un certain courage, préfèrent décrocher de ce modèle terroriste et se recroqueviller dans un ailleurs où ils se retrouvent en souffrance comme on le dirait d'une valise oubliée dans un hall de gare, qu'en dire qui soit autre que de la statistique ou de la moralisation déguisée...?
Il y a dans l'idée de globalisation quelque chose qui échappe aux spécialistes, grands penseurs de l'État, apparatchiks de la pensée, c'est qu'à travers l'idée de Totalité, celle de Finalité est automatiquement présente en arrière-fond de la notion de Globalité, même si c'est de façon implicite.
Il ne faut pas alors s'étonner de ce que le peuple et surtout la jeunesse soient obsédés par la mort et que la vie ne soit plus aujourd'hui une valeur qui a cours.
Toute solution globale, finale, totale, mène au totalitarisme et précède de peu la fin, la fin de Tout !
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Pour l'instant, le seul bilan concret du concept de Globalisation est d'avoir installé la globalisation de l'illettrisme et de l'instinct de mort.
Un illettré est quelqu'un qui refuse d'être privé du choix de son propre mode de penser, qui refuse qu'on lui impose le modèle unique de la solution finale !
Il veut vivre !
Alors en attendant que les choses s'arrangent, il est en stand-by !
On devrait y réfléchir !
Charley Supper